Jean Tarride réalise une comédie policière à partir d'un scénario (de René Jolivet, qui a commis quelques nanars en son temps) tout en clichés, invraisemblances et rebondissements extravagants. Cet esprit Bibliothèque Verte fait parfois le charme de ce type de divertissement, mais là c'est vraiment trop mal écrit.
L'intrigue nous fait le coup du vieil oncle d'Amérique qui laisse un gros héritage, à commencer par un château où séjourne une floppée d'héritiers. Ils sont nombreux et bien peu d'entre eux existent. Et ceux mis en avant n'ont pas de talent (parmi eux, Aimos, en cul-de-jatte argotique, en fait des tonnes). Le château est un décor bien commode et usé jusqu'à la corde pour y dérouler des faits mystérieux, avec notamment ce procédé non moins éculé de la lumière qui s'éteint quelques instants, le temps que soit commis un forfait...
La vedette du film, Jules Berry, se fait longtemps attendre, et l'acteur propose une prestation courte et anecdotique de laquelle transpirent son détachement et son ennui. L'intrigue est indifférente, sans suspense. On est moins dans la candeur que dans l'enfantillage, et le dénouement policier, théâtral, est un grand moment d'inepties!