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le 8 déc. 2014
Un générique fait de mots et de schémas en surimpression, arrivant et repartant de tous les côtés de l'image, sur une musique contemporaine de Gil Mellé provoque une certaine appétence. Le film, (avec parfois un côté martial, certaines scènes se déroulant dans des lieux de l'armée), parle de l'arrivée d'une forme de vie extraterrestre sur la Terre et de ses conséquences. Les grands paysages désertiques et arides (Mexique, Nevada, Utah) évoquant une autre planète alternent aux lieux confinés, comme cet incroyable laboratoire où va se dérouler la majorité du film. La petite ville mexicaine près d'où est tombé le satellite qui a ramené la "chose" est montrée de telle manière qu'elle dégage un sentiment de danger, d' étrangeté Des plans filmés en hélicoptère la survolant dégagent une sensation de malaise L'image est volontairement floue, un peu sale, parfois en noir et blanc, ce qui ajoute au mystère. Le film est construit comme un thriller, le décompte des jours le scande, comme un compte à rebours qui rappelle l'urgence à agir devant ce phénomène. Parfois, comme cela se faisait à l'époque, l'image se divise en plusieurs cadres. A partir du moment où l'action se situe à Wildfire, ce fameux laboratoire, l'esthétique,certes très seventies est très réussie, sachant rester minimaliste,et conférant une atemporalité à l'ensemble. Pour cet aspect, le film m'a rappelé "Ikarie XB 1". Nous sommes dans une atmosphère de science-fiction très stylisée, avec différents appareils design, des écrans, des voyants lumineux, des machines à écrire électriques, bien plus photogéniques qu'un traitement de texte, des combinaisons blanches, des vêtements qui changent de couleur selon l'étage. L'ensemble est régi par une intelligence artificielle sans états d'âme. L'enquête scientifique menée tambour battant s'avère une passionnante course contre la montre. Le film utilise avec bonheur cette urgence que l'on ressent dans la façon de filmer, dans le montage serré qui n'accorde aucun temps mort. Les dialogues sont enlevés, grâce notamment au personnage de la femme scientifique. Une belle découverte.
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le 7 févr. 2022
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