En préambule : l'amitié enfantine entre Jonathan Blake (personnage fictif, sauf erreur) et Horatio Nelson, la future gloire de la marine militaire anglaise. On ne les reverra pas ensemble mais on reparlera d'eux au moment de Trafalgar.
Le personnage central, c'est Blake, jeune homme pauvre qui se met au service des assurances Lloyd, alors spécialisées dans le trafic maritime, activité à haut risque qui fait sa fortune jusqu'à lui faire incarner un capitalisme cynique. Mais tout n''est pas perdu, et le personnage joué par Tyrone Power aura peut-être l'occasion de faire preuve de patriotisme face aux Français.
Le portrait anecdotique tourne alors au portrait édifiant. Henry King réalise un drame romanesque où se retrouve l'intérêt de toujours du cinéma américain pour l'exotisme européen, ses costumes et son Histoire, tout au moins en tant que décor, assez vague ici. Le cinéma de King n'est parfois pas sans style mais il est trop souvent pesant et emphatique., tandis que les traits des personnages sont épais. Dans un scénario bavard et peu intéressant, Jonathan Blake est une figure de roman plutôt pauvre et lisse.