3
401 critiques
Un con de Noël
Tu sais, je crois que je me souviendrai toujours de ce soir de décembre 1997 quand, pour rentrer chez mes parents, après une journée trop longue à choper des escarres sur les bancs du lycée, je...
le 12 déc. 2014
Du nanar, du pur, du genre que quand on met l’nez dedans, on continue jusqu’au bout, car on se dit que ça va s’arranger. Ben, en fait, non.
Rien que l’histoire est magnifique. Une bergère à l’opulente poitrine, alors qu’un de ses agneaux a eu la bonne idée d’aller se fourrer dans de la vase, se fait dévorer toute crue (avec le petit clin d’œil aux Dents de la mer) en voulant le sauver. Deux hommes arrivent vêtus comme les cow-boys de Sergio Leone (je rappelle à ceux qui ne connaissent pas le film qu’on est vers 1765 en plein Gévaudan, notre far-west local), et ils mettent une branlée façon kung-fu à des hommes déguisés en femmes qui en voulaient à un père et sa fille.
Les deux ninjas s’avèrent être un envoyé du roi, Fronsac, (mélange de Sherlock Holmes, d’Artagnan, Karaté Kid (c’est Samuel Le Bihan)) et Mani son copain indien (c’est pour ça qu’il maîtrise le kung-fu, c’est bien connu). Ils viennent pour enquêter (car il y a eu plusieurs morts, faut suivre).
Ils sont logés chez le marquis d’Apcher et son neveu, tous deux de bons gars, ça se voit au style dépouillé de la maison. Ils font la connaissance de la famille Morangias, d’horribles bourgeois ultra-réacs, d’ailleurs, ils ont des goûts de chiotte pour la déco de leur château. Toute la fange christiano-bourgeoise se livre à des libations régulières chez eux. Bon, j’accélère, car on est encore là demain.
Des loups sont abattus, car suspects d’être les tueurs en série des petites gens du coin, ce qui ennuie Mani qui se fait des trips hallucinogènes où il est le roi de la Nature. Et ce qui déplaît à Fronsac, car il sait que ce ne sont pas les loups qui ont tué. Apparaît alors Monica, dont les seins servent de fondus enchaînés à des montagnes. Bref, Fronsac rentre à Paris, les loups sont coupables et fin de l’histoire.
Non, hélas. Fronsac et Mani reviennent car d’autres morts ont lieu. Mani est tué, car il s’est trop aventuré dans la grotte, Fronsac décide de le venger et on découvre que ce sont les Morangias et le curé qui ont ourdi un complot visant à faire peur.
Mais, bon, à ce stade, faut reconnaître qu’on se fout du pourquoi et du comment de l’histoire, et qu’on assiste médusé à un combat mélange de capoeira, de démarche de mecs bourrés et d’un épisode de SAN KU KAÏ, opposant petit scarabé et le mari de Monica, qui est très méchant. Je passe sur l’épée télescopique de Vincent Cassel (rien de sexuel, ce qui aurait au moins été fun), sur les combats kung-fu de Samuel le Bihan (on dirait une danseuse du Bolchoï sous ecstasy, et c’est dommage, car c’est un acteur que j’aime plutôt), et d’autres facéties du réalisateur. La bête ressemble à une Twingo à qui ont aurait collé des yeux et des piques sur le capot, il ne lui manque plus que le Klaxon et les jantes larges.
Christophe Gans s’est lâché. Il y a plein de clin d’yeux à de multiples références cinématographiques (films de sabres, films de la Hammer, giallo, cinéma d’aventures des années 50). Ça ressemble à “CAPITAINE FRACASSE” réécrit après une fête de la bière trop arrosée.
Mais, bon, un film possédant un fondu enchaîné des seins de Monica avec des montagnes enneigées ne peut pas être tout à fait mauvais.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Elles sont superbes
Créée
le 1 juil. 2020
Critique lue 152 fois
3
401 critiques
Tu sais, je crois que je me souviendrai toujours de ce soir de décembre 1997 quand, pour rentrer chez mes parents, après une journée trop longue à choper des escarres sur les bancs du lycée, je...
le 12 déc. 2014
9
134 critiques
Le pacte des loups est considéré par beaucoup comme étant une daube. J'accorde qu'il peut paraître bourré de prétentions. Genre Luc Besson "Nous, les Français, on va prouver aux Américains que l'on...
le 24 oct. 2011
3
687 critiques
J'ai su que le film allait être moisi dès la première scène. On y voit une jeune femme au décolleté plongeant courir dans la cambrousse, visiblement apeuré par le truc qui la poursuit. Jusque là tout...
le 12 avr. 2017
7
852 critiques
On connaît l’humour en total décalage que nous propose habituellement le duo, à base de non-sens dans les dialogues, de dissonance dans les situations et de grotesque. Ici, même si on retrouve...
le 9 juil. 2020
5
852 critiques
Film très daté années 80. C’est un film sur les délires capillaires : Lambert a une coupe pétard jaune poussin affreuse, Adjani navigue entre brushing BCBG, coupe négligée, et iroquois. Les...
le 6 juil. 2020
9
852 critiques
Avec ce film, Denis Villeneuve nous offre plusieurs choses : un blockbuster intelligent (avec Nolan et Fincher, il est un de ceux qui ne cherchent pas forcément à flatter l’ado planqué derrière...
le 16 sept. 2021
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème