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le 12 déc. 2014
Petit père, va falloir te lever l'âme pour établir une critique sur ce film. C'est quand même la deuxième fois que tu le regardes …
Première remarque : je n'avais rien retenu du premier visionnage. Au point que là, j'étais même étonné que le sujet soit l'histoire de la bête du Gévaudan. C'est dire ! C'était tellement confus dans ma tête que je n'étais pas loin de penser à un remake du "miracle des loups" (Hunnebelle). Et si ça se trouve, lors de mon premier visionnage, je m'étais fait la même réflexion. Et si c'est le cas, c'est à nouveau une déception.
Enfin, l'histoire de la bête du Gévaudan, façon de parler, car ce n'est qu'un point de départ avant de partir dans un grand délire politico-religieux en 1764, sous Louis XV, donc. Et puis, comme 1764, vu de nos jours, ce n'est pas si loin de 1789, on termine en beauté par la Révolution. Pourquoi pas.
De cette première remarque, je peux conclure qu'il y a probablement un fond de vérité historique dans la première partie du film ; cependant, je pense que ce n'est pas ce film qui va démêler le vrai du faux car ce n'est pas du tout l'objectif de Christophe Gans.
Deuxième remarque ; justement quel est l'objectif de Christophe Gans si ce n'est pas de nous révéler de nouveaux éléments historiques sur ces événements restés mystérieux. Pour moi, la réponse, c'est le spectacle, la mise en scène d'une région réputée calme (les alentours de Mende …) où l'aristocratie et l'Eglise ont en main tous les pouvoirs face à une population asservie, la mise en scène d'un monstre fantastique et objet de tous les fantasmes.
Dès le début du film, le ton est donné avec la jeune fille qui est attaquée par le monstre qu'on ne voit pas ; c'est la règle du genre, la caméra, cette diablesse, ne regarde jamais le monstre ce qui fait que le spectateur est naturellement frustré… La jeune fille est frappée et secouée par le monstre comme une vulgaire poupée. Avec le sang qui gicle, ce qui est de bon aloi pour le genre.
Quelques minutes plus tard, un chevalier arrive, envoyé par le roi, pour débrouiller cette agaçante affaire dont on finit par parler à la Cour. Le chevalier est accompagné par un indien d'Amérique (sans les plumes mais avec une longue chevelure, un regard de braise et des tatouages). Encore quelques minutes et des malandrins, des Vilains, attaquent des passants et se retournent contre l'indien au regard de braise. On assiste alors à un véritable festival de kung fu, très esthétique, avec des extensions magnifiques, des coups avec tous les bruitages. Les gars, très consciencieux, reviennent à la charge, se reprendre leur dose de baffes. Normal. Au début, c'est avec des bâtons, un bandit contre l'indien puis deux bandits contre l'indien puis trois bandits contre l'indien etc. Evidemment, ce n'est pas de spoiler que de dire que l'indien s'en sort haut la main. Gans n'est pas complètement nase. Son atout maitre, il ne va pas le gâcher dès le début du film !
Et le film, ça va être une alternance entre les scènes de baston toujours plus audacieuses, les scènes de chasse (il faut quand même chercher la bête), les scènes dans les châteaux avec les aristocrates conservateurs pleins de morgue et les aristocrates éclairés. N'oublions pas l'amour au passage qu'on va distiller entre l'aristocrate – la très mignonne Marianne (Emilie Dequenne) - et le chevalier Fronsac (Samuel Le Bihan) ou au bordel de Mende (oui, oui, même à Mende) entre la pulpeuse Sylvia (Monica Bellucci) et toujours le même Fronsac.
Ah, côté casting, il y a aussi du beau monde entre Jean Yanne dans le rôle du patron, heu du comte plutôt, Vincent Cassel dans le rôle du fils du comte, Jean-François Stevenin dans le rôle du curé qui est à sa botte. Les aristocrates éclairés sont représentés pat un Jacques Perrin, vieillissant, qui est aussi le narrateur.
Donc, pour résumer, du spectacle (l'Histoire, on s'en fout un peu et l'histoire est très manichéenne), encore du spectacle, du sang, un peu d'horreur…
J'ai même soupçonné Gans d'avoir une dent contre les citrouilles ; car elles servent à l'entrainement au couteau, à l'arbalète ou au pistolet ; et elles éclatent avec des gerbes (très esthétiques) de jus orangé …
Ça dure 2 h 27 et je peux vous dire que c'est long, très long. Parce que je n'ai pas réussi à adhérer à cette histoire. Le kung-fu, même à Mende et au XVIIème siècle, ça me gave grave et rapidement… Le gore, ce n'est pas non plus mon genre de prédilection. Et le monstre qu'on finit par voir, eh bien, il n'est même pas beau ! Ah mince, j'ai spoilé.
Et j'ai un éclaireur (qui n'aime pas la chasse), eh bien je peux lui dévoiler que ce film, même fantastique, même horrifique, ce n'est pas pour elle … D'ailleurs, ce n'est pas vraiment pour moi, non plus.
La note, je me propose un 4, bien payé, pour les citrouilles qui dérouillent.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Films historiques et Les meilleurs films de 2001
Créée
le 9 mai 2023
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