Je ne suis déjà pas fan du diptyque de Gaston Leroux, de ses mystères épais moins intrigants qu'assommants. Ce n'est pas la version de Marcel L'Herbier qui va me réconcilier avec ce type d'intrigues tarabiscotées. Pourtant, sa suite au mystère de la chambre jaune ne démarre pas trop mal, fantaisiste et dynamique, comme l'est le journaliste Rouletabille auquel l'acteur-cascadeur Roland Toutain donne un caractère espiègle et bondissant. Dynamique, aussi, comme cette virée en voiture de course sur les hauteurs de Monte-Carlo. Et puis L'Herbier se fait plaisir en créant un décor avant-gardiste dont il est coutumier, en l'occurrence la villa architecturale où se déroulent les faits.
Au moment où Mathilde épouse enfin son promis Darzac, la question de savoir si Larsan, son agresseur de la chambre jaune, est vraiment mort. Rouletabille enquête. Il est quasiment le seul personnage véritablement caractérisé. Les autres sont d'une faiblesse, d'une futilité, qui plombent d'emblée l'intrigue. Certains comédiens ont du mal à passer du muet au parlant et sont, de surcroît, mal dirigés par le réalisateur : Huguette ex-Duflos est insupportable en désormais Mathilde Darzac et Marcel Vibert fait un malfaisant aussi épisodique que grossier.
Les incidents dans la villa relèvent du mauvais roman policier et l'élucidation finale révélée par Rouletabille, qui a tout compris pendant que je somnolais, prend un tour théâtral qui stigmatise la lourdeur de l'écriture et de la mise en scène.