La troisième partie est une apothéose. Au-delà de l'aspect amusant de voir la nouvelle génération, mais ici nul affrontement de la nouvelle génération sur un monde changeant, puisque le héros reste Michael, et ses relations à sa famille. La subtilité des relations est bien plus forte dans le 3, on retrouve la même intensité émotionnelle que dans le 1 ou presque, le fils se comporte comme Michael lorsqu'il était jeune, alors que sa fille marche presque dans ses pas. Ce qui est aussi intéressant, c'est la relation avec Kay, qui loin de s'être dégradé, a tendance à les rapprocher, comme s'ils comprenaient avec la fin approchant que ce qui importe plus ne sont pas les actes, les décisions mais les sentiments.

La symbolique du trois, et son message, est simplement que le monde criminel auquel appartenait la Famille n'est finalement qu'un reflet du monde politique, une sorte de parodie à laquelle joue le bas peuple. Lorsque Michael veut réhabilité sa famille et son nom, obtenir le pardon, il cherche alors à le faire en légalisant ses affaires et en s'approchant de l'Eglise, mais il découvre bien vite, que le monde légal est bien pire encore. C'est la fin de l'espoir. Il n'y a pas de rédemption, pas de pardon, pas d'espoir, c'est cela que dit la troisième partie. Le monde criminel n'est rien en comparaison du monde de la politique, et tout le monde trafique, tout le monde tue les autres. On retrouve le vieux conseil de Vito, qu'il tue autant que les politicien si ce n'est moins. Car si dans les précédents opus, Michael parvenait à déjouer les plans de ses ennemis, ici l'ennemi est implacable, et même lorsqu'on lui arrache la tête, il continue de vous attaquer jusqu'à vous toucher, jusqu'à tuer l'innocente.

Dans chaque opus du Parrain il y a une scène magistrale, dans celui-ci c'est l'Opéra, et bien sûr la scène finale sur l'escalier. Elle m'a rappelé le cuirassé de Potemkine par certains aspect, le cri muet de Michael, la soeur se couvrant d'un voile noir, l'horreur face à la destruction de l'innocence, de la pureté, et finalement de l'espoir.

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le 24 juin 2012

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Sophia

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