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le 21 nov. 2014
SuivreMy childhood.
J’ai cette belle sensation que le film ne me quittera jamais, qu’il est déjà bien ancré dans ma mémoire, que je me souviendrai de cette maison, ce village, ce petit garçon pour toujours. J’ai...
C’est un voyage à travers le monde uniquement par le prisme de stations de métro, enseignes de magasins ou restaurants, panneaux publicitaires, cartes postales. Le film s’ouvre Gare Saint-Lazare, un jeune homme (Patrick Jouanné, qu’on retrouve la même année dans Au pan coupé) déambule et laisse vagabonder son regard puis se projette dans des destinations lointaines pour s’évader du chaos urbain parisiens. Le montage y est très vivant, d’une grâce infinie, laissant planer l’ambiguïté du rêve ou du souvenir que déclenchent ces occurrences du quotidien auxquelles on ne prête jamais attention dans d’autres films. En ce sens, et si leur cinéma diffère énormément, je retrouve ce que j’aime tant chez Luc Moullet, l’un étant le versant burlesque, l’autre mélancolique d’une médaille faisant la part belle à la magie quotidienne, d’un visage, d’un lieu, d’un écriteau, d’un mot.
Créée
le 27 août 2025
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le 21 nov. 2014
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