Le passager est un drame assez classique et prévisible où Charles Vanel joue un assassin en fuite qui se réfugie sous un faux nom sur un cargo en partance pour l'Amérique du Sud. Le capitaine le soupçonne d'être l'homme recherché par la police mais attend d'avoir davantage de preuves pour le livrer.


La réalisation de Baroncelli est assez plate et illustrative, à l'instar d'un budget qui semble dérisoire (avec le bateau comme unique décor, et souvent noyé dans la brume), une photographie sans relief et très peu d'acteurs à l'image. Toutefois, et c'est presque à l'insu du réalisateur j'ai l'impression, les personnages gagnent une certaine épaisseur avec cette épure formelle qui réduit l'intrigue à 4 personnages et une unité de lieu. Enfin, si ça se trouve le Kammerspiel était vraiment le modèle de l'équipe.
La qualité de l’interprétation fait tout l'intérêt du film et donne une profondeur à ce drame cousu de (gros) fils blancs (l'homme assassiné était un banquier véreux donc c'est pas si grave ; le fils malade de la veuve...). Et puis sa courte durée de 70 minutes aide aussi à éviter le gras et le superflu.
Il faudrait peut-être aussi le voir dans de meilleure qualité, la copie projeté étant de médiocre qualité. Mais existe-t-il mieux ?

anthonyplu
6
Écrit par

Créée

le 13 sept. 2020

Critique lue 59 fois

anthonyplu

Écrit par

Critique lue 59 fois

Du même critique

A Taxi Driver

A Taxi Driver

7

anthonyplu

751 critiques

Maybe you can drive my car

L'ancien assistant de Kim ki-duk revient derrière la caméra après 6 ans d'absence. Il porte à l'écran une histoire vraie, elle-même plongée au cœur d'une page sombre de l'histoire sud-coréenne soit...

le 22 oct. 2017

Absences répétées

Absences répétées

9

anthonyplu

751 critiques

Absences remarquées

N'ayons pas peur des mots : voilà un chef d'oeuvre déchirant. C'est une sorte de cousin Au Feu follet de Louis Malle avec cette solitude existentielle et son personnage dans une fuite en avant vers...

le 8 oct. 2014

Lettre d'amour

Lettre d'amour

7

anthonyplu

751 critiques

Lettre de noblesse

Première réalisation de Kinuyo Tanaka qui fut longtemps l'égérie, pour ne pas dire la muse, de Kenji Mizoguchi. Pourtant ce dernier fut loin de la soutenir à passer derrière la caméra et lui mit même...

le 19 nov. 2016