Difficile de penser à autre chose qu'à « L'Âme des guerriers » lorsqu'on évoque Lee Tamahori tant sa carrière américaine s'est révélée décevante. Il faudrait donc découvrir ce « Patriarche », à ma connaissance passée uniquement sur Arte et méritant vraiment le détour. Si l'intérêt faiblit un peu dans le dernier tiers, ce récit autour de la famille, entre tradition, symbole, conservatisme, secrets et désir de liberté fait forte impression, que ce soit à travers un héros attachant ou une peinture assez réaliste des années 60 en Nouvelle-Zélande (aux paysages plutôt bien exploités sans jamais sombrer dans le guide touristique). Sans oublier l'amour du cinéma, offrant quelques scènes particulièrement réjouissantes, notamment grâce à la salle où les jeunes viennent régulièrement se retrouver. Une belle surprise, et la confirmation que Tamahori, malheureusement décédé récemment, aurait, sans doute, pu avoir une toute autre carrière.