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Frame on you
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Le film de Mervyn LeRoy est sorti en 1930. Film de gangsters fondateur du genre ; ou peut-être, plus modestement, un des films fondateurs …
Le contexte de la crise de 1929 qui suivit celui de la prohibition (années 20) a dû probablement être un bon catalyseur du succès de ce genre de film. En effet, c'est l'effondrement du rêve américain avec les taux de chômage et la pauvreté qui ne cessent d'augmenter. Dans le même temps, la criminalité ne cesse de se développer comme une voie possible pour trouver de l'argent d'autant plus facilement qu'il semble exister une forte demande pour trouver ces produits illicites comme l'alcool.
De là à imaginer que des petites frappes minables s'enhardissent pour tenter de sortir du caniveau pour gagner leur place au soleil, au détriment parfois de ceux qui y sont déjà, il n'y a qu'un pas qu'un scénariste peut allègrement franchir.
Le cinéma est maintenant parlant et n'est pas encore assujetti aux dures lois du code Hays en termes de moralité qui ne seront mises en place qu'au milieu des années 30. Rien ne s'oppose donc à satisfaire l'appétit du public pour ces juteuses occasions de s'enrichir…
Si le rêve américain regardait vers l'Ouest des Etats-Unis, le phénomène du gangstérisme va plutôt regarder les grandes métropoles industrielles de l'Est où se concentre une population miséreuse et immigrée qui est un fertile terreau pour le développement de la criminalité.
Le film "Little Caesar" peut donc voir le jour … Justement, il y est question d'une bande de petites frappes issues de l'immigration, pourrissant dans le middle West, qui rêvent d'exister et d'en découdre en allant à Chicago, ville de toutes les possibilités. L'ascension sociale semble facile puisqu'il suffit d'un peu de culot et d'un bon flingue pour dézinguer ceux qui sont en place et que le luxe a rendu mous. L'ascension est aisée mais la chute inéluctable. Car s'il est facile de grimper, s'y maintenir n'est pas très facile car on prend goût au luxe et on perd vite l'envie de se battre.
Edward G. Robinson est le chef de la bande. Bas du front mais coriace et dénué de tout scrupule, il finit par atteindre le nirvana avec des beaux costards, de belles bagnoles et de splendides maisons. Même s'il continue à cracher le bout de son cigare sur la moquette. Et Mervyn LeRoy nous fait un beau portrait sans concession de l'évolution du gangster et de ses colistiers dont les intérêts finissent par diverger.
Malgré l'évident manque de moyens du film (duplication des mêmes scènes comme la sortie des voitures de police, durée du film de 78 minutes, …), le film reste captivant du fait du rythme des actions et de l'image N&B très contrastée.
On note avec amusement que la technique du muet avec les panneaux explicatifs reste toujours vivace.
Film qui reste intéressant du fait de la prestation d'EG Robinson, magistrale dans le rôle du gangster arriviste.
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Créée
le 9 juin 2023
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