Aujourd'hui nous sommes le 4 mai, le Star Wars Day. Pas forcément envie de revoir un film de la trilogie, je m'oriente vers une comédie d'escroquerie rediffusée par Arte TV. Sauf que je m'aperçois au générique que c'est mis en scène par Frank Oz, l'interprète de Yoda, qui a ensuite connu une carrière inégale de réalisateur. Et ce n'est pas fini, puisque dans un petit rôle (presque inutile, avouons-le), on repère Ian "Palpatine" McDiarmid ! Si tu ne viens pas à Star Wars, c'est Star Wars qui viendra à toi ?
Bref, références à part, revenons à cette comédie signée Frank Oz. Michael Caine incarne un escroc spécialisé dans l'arnaque aux femmes riches et vulnérables, opérant sur la Côte d'Azur. Il se complait dans son domaine, jusqu'à ce que débarque un autre escroc Américain, bruyant et moins ambitieux, qui risque de lui faire du tort. Les deux crapules vont vite rentrer en compétition.
"Dirty Rotten Scoundrels", c'est le genre de film qui s'appuie énormément sur sa distribution. Car côté réalisation c'est plutôt sage, oserais-je dire impersonnel. Si ce n'est le joli cadre de la Côte d'Azur, qui donne du cachet (le tournage a du être agréable !). Côté scénario, l'ensemble est relativement prévisible pour qui connait les grosses ficelles du film à arnaques. Il y a tout de même quelques bons mots dans les dialogues.
C'est donc dans l'interaction entre les deux protagonistes que le film séduira. Pour l'anecdote, le projet initial devait réunir Mick Jagger et David Bowie (!), et ce remake de "Bedtime Story" (que je n'ai pas vu) avait été écrit pour eux. Ce seront donc finalement Michael Caine et Steve Martin.
Le premier pète la classe, et arbore avec grand plaisir son sourire carnassier et ses airs de vautours. On l'entendra même employer l'accent australien (!) le temps de quelques phrases. Le second a tendance à cabotiner avec un numéro de faux militaire handicapé. Une prestation qui aurait pu être lourde seule, mais qui ici se complète plutôt bien avec celle de Michael Caine.
En résulte ainsi un ensemble qui reste sympathique de bout en bout.