Un film, qui demande un temps d'adaptation . On peut se demander au départ où le cinéaste veut en venir : drame sentimental ? Satire des milieux qui "font" la culture ("administratifs" et artistes )? Conte poétique ? En fait, ces aspects sont tous présents (avec une petite touche de surnaturel), et l'histoire prend tout son sens dans la deuxième partie du film, jusqu'à une conclusion magnifique.
On retrouve dans ce film le style si particulier de Green, notamment dans le jeu des acteurs, qui déclament parfois face caméra.
Et la musique (essentiellement du Monteverdi, interprété par Vincent
Dumestre et le Poème Harmonique) est sublime.