Tous les films rares, ou presque, de Rivette, sortent en ce moment sur support, et c'est une nouvelle réjouissante. Je découvrais donc Le Pont du Nord, qui est une version 80's et plus courte, de Out 1. Même jeu de piste dans Paris, même liberté de ton et d'écriture, même ton, même type de finalité, et pourtant il ne répète jamais le précédent, bien au contraire, il semble jouer, dialoguer avec lui, et continuer là où out 1 s'était arrêté. Qu'est-ce que ça fait du bien de voir du cinéma aussi libre formellement, qui s'éloigne avec autant de force des diktats et des normes du cinéma hollywoodien ou plus largement encore du cinéma normé.