Troisième court-métrage de la série que Wes Anderson a réalisée pour Netflix, ce Preneur de rats est aussi le plus faible.
Nous sommes dans un petit village visiblement infesté par les rats. Un chasseur spécialiste de la question explique par l’exemple comme s’en débarrasser.
Le concept est toujours le même et il y a fort à parier que celui-ci a été fait à peu près en même temps que le Cygne tant l’ambiance esthétique est la même. Ainsi, un narrateur raconte face caméra les faits auxquels on assiste à l’écran et commente les actions et expressions des uns et des autres. Comme précédemment, ça cause beaucoup et vite. Trop, dans les deux cas. Les personnages sont assez antipathiques et l’enjeu de l’intrigue ne passionne guère. Le plus intéressant sur les autres courts reposait sur l’exposition de la mise en scène, notamment par un décor escamotable astucieux. Ici, le procédé est davantage mis en sourdine et la part belle est donnée à l’interprétation de Ralph Fiennes qui, pour convaincante qu’elle soit, a tendance à agacer. Au final, 17 minutes, c’est court mais ça paraît longuet.
Donc ? Certainement pas à la hauteur des trois autres courts d’Anderson pour Netflix, ce film sera surtout à destination des fans hardcore du réalisateur.
>>> La scène qu’on retiendra ? Il y a malgré tout un moment assez magique, hommage probable au cinéma baroque des sixties, la scène de confrontation en contre plongée avec son éclairage idoine.