Le prénom, c'est du cinéma, c'est du théâtre filmé.
Et c'est confirmé, c'est inspiré de la pièce de théâtre du même nom.
L'idée de départ c'est un dîner familial, ou beaucoup de choses vont partir en sucettes.
En premier lieu, une histoire de prénom, ou comment l'histoire est en marche.
Ensuite c'est le règlement de comptes autour de ce prénom.
Puis c'est aussi le moment ou chacun et chacune se lance de charmants pics.
Le film est une comédie de boulevard moderne ou chaque thème est abordé.
Dans ce genre de film, c'est avant tout les acteurs qui font la différence.
Et je dois dire que le numéro de bobo qui aime les mots, Charles Berling est parfait.
Complètement perdu entre sa vie de famille, sa manière de traiter sa pauvre femme qui essaye tant bien que mal de participer à la conversation.
Oui c'est une comédie assez moderne, parfois drôle, parfois cynique, parfois aussi longuette.
Donc oui le prénom reste un bon moment de détente, avec cependant pour ma part une rapide lassitude.
Car si l'idée de départ est sympa, une très mauvaise blague.
Ensuite la partie psychologique ou tous se dévoilent n'apporte pas grand chose au film.
Et oui beaucoup de repas peuvent finir comme cela, mais là on est dans une fiction.
Trop c'est trop.
La chute finale avec l'excellent Guillaume de Tonquédec est quand même un joli pied de nez.
La tête de Patrick Bruel quand il pense que "la prune" couche avec sa femme, mais que c'est une autre, mais pas n'importe quelle autre.
c'est ce qu'on appelle un retour de bâton.
Et le plateau marocain ne résistera pas.
La morale du film c'est que finalement "attention" aux blagues dans un repas familial, et aussi attention aux faux semblants.
Oui le prénom est une sorte de "fourre tout" parfois c'est drôle, parfois ça devient lourdingue.
Mais quand même le numéro final de la regrettée Valérie Benguigui d'une soirée de merde vaut largement le détour.
Clap de fin.