C'est globalement intéressant car le film évite plutôt bien les clichés qu'on redoute toujours dans ce genre très balisé du cinéma d'intégration. Et puis le casting permet une meilleure identification, ce qui aide à entrer en empathie avec ce qui nous est raconté.
On retient essentiellement Yolande Moreau qui nous change un peu de son registre habituel (bien qu'elle ne puisse s'empêcher quelques rictus toujours aussi agaçants), et surtout l'habituel charisme d'un Roschdy Zem qui porte le flegme mieux que jamais dans un costume autoritaire à la mesure de ses larges épaules.
Dommage que la résolution d'un dilemme moral hautement conflictuel soit bâclé pour ne pas entacher le sujet central qu'entend souligner le cinéaste, quitte à le pervertir indirectement puisqu'il pose question sur sa vision des origines sociales. Cela gâche en grande partie ce qu'il avait réussi à mettre en place sur un tel sujet.