7
le 13 mai 2026
SuivreCritique de Le Prodige inconnu par JonhkebabVK
Une histoire magnifique où à travers le passé, l’amour de la musique bouleverse lesdestinées…
Avec le recul historique, la Shoah, ça peut devenir un peu abstrait. Tout le monde n'a pas eu un grand-père résistant sorti des camps squelettique pour raconter l'horreur à demi-mots. Comment prendre conscience de l'ampleur des massacres ? Concrètement, je veux dire. Il ne reste que très peu de photos de l'intérieur des camps et les derniers témoins s'éteignent peu à peu. Il reste le cinéma, la poésie et l'obstination de certains à faire perdurer la mémoire sur le point de s'éteindre. C'est le thème central de ce film en demi-teintes, qui plante un sujet (la disparition mystérieuse d'un jeune violoniste virtuose) pour mieux détourner notre attention avant de nous asséner le coup de grâce, sans fanfare, comme incidemment. Comme le Destin frappe sans bruit un jour de fête. Ca m'a laissée comme sonnée, en sourdine, un drôle de mélange. Parce que la prise de conscience vient tardivement, sans crier gare. On se doutait bien un peu que quelque chose nous attendait, mais la révélation personnelle est soudain parasitée, phagocytée, dépassée par l'ampleur de la catastrophe collective. Le génocide des Juifs, réduit à une statistique historique, prend ici une dimension quasiment biblique. Sans mise en scène des horreurs nazies, sans un uniforme de triste mémoire (ceux qui font encore rire les QI de bigorneau dans les soirées à thème... dieux que l'actualité contemporaine est lugubre !), sans image choc pour déranger la routine du spectateur. Juste une métaphore musicale, poignante, sinistre et belle, pour ouvrir le Grand Livre de l'Infamie à la bonne page. Celle qui mérite d'être relue en ce moment. Mais il n'y a pas que ça, dans ce film discret et sombre. Il parle aussi de déchirements familiaux, de jalousie, d'amitié, de secrets, de religion, de ressentiment, de génie et de souffrance intime. Bref, ça aurait pu être une saga mais ça a choisi de rester à fleur de peau. Pas sûre que Tim Roth ait été le choix le plus indiqué pour cette partition subtile, mais bon, il fait profil bas pour laisser la meilleure place à la Fatalité. Chaque fois que je le vois, cet acteur, j'ai une pensée compatissante pour son ostéopathe... En résumé, un film très recommandable, honnêtement interprété, bien construit et filmé dans une tonalité sourde qui sied parfaitement à l'histoire.
Créée
le 5 juil. 2024
Critique lue 126 fois
7
le 13 mai 2026
SuivreUne histoire magnifique où à travers le passé, l’amour de la musique bouleverse lesdestinées…
8
le 5 juil. 2024
SuivreAvec le recul historique, la Shoah, ça peut devenir un peu abstrait. Tout le monde n'a pas eu un grand-père résistant sorti des camps squelettique pour raconter l'horreur à demi-mots. Comment...
5
le 21 mars 2024
SuivreLa 1ère moitié du film suit le parcours et la complicité des 2 personnages principaux pendant leur jeunesse et est assez intéressante. Par contre, la 2ème moitié abandonne cet angle de vue et sombre...
5
le 18 déc. 2019
SuivreIl va vraiment falloir que je relise le somptueux roman graphique anglais pour aller exhumer à la pince à épiler les références étalées dans ce gloubiboulga pas toujours très digeste, qui recèle...
9
le 9 sept. 2019
SuivreJe ne peux guère prétendre y entendre quoi que ce soit à la fission nucléaire et, comme pas mal de gens, je présume, je suis bien contente d'avoir de l'électricité en quantité tout en étant...
8
le 16 avr. 2021
SuivreCivilisation : "État de développement économique, social, politique, culturel auquel sont parvenues certaines sociétés et qui est considéré comme un idéal à atteindre par les autres." Cela ne...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème