Nous sommes dans la période faste du cinéma à la Bébel.
Après flic ou voyou et Le guignolo, et avant l'as des as et le marginal, voici Bebel en agent des service secret sacrifié, très revanchard.
Il est de retour pour faire la peau à un président d'un pays "fictif" africain.
Le professionnel finalement c'est du Bebel dans le texte, un bagou à la Belmondo, un direct du droit très efficace et la petite pointe d'humour qui va bien.
Cette association Lautner - Belmondo est la troisième, et probablement celle qui aura un peu plus marqué cette époque.
Plusieurs raisons à cela.
Un Belmondo en pleine forme, une distribution très intéressante et la fameuse musique du plus grand.
Musique qui aura même servi à une pub pour cabot qui gambade dans la nature.
Oui Chi mai est devenue un morceau culte, qu'on a eu à toutes les sauces, mais il ne faut pas oublier que c'est à la base la musique du professionnel.
Je parlais avant de la distribution, et autour d'un Bébel en pleine forme, il y a un Robert Hossein particulièrement sadique, sombre dans un rôle de commissaire utilisant des moyens pas très propres.
La scène du duel étant là aussi devenue culte, on se croirait dans il était une fois dans l'Ouest de Paris.
Je rajouterai un acteur que j'ai toujours aimé, qui s'en prend plein la tronche, Bernard Pierre Donnadieu dans un rôle lui aussi quelque peu ambigu.
C'est donc la parfaite recette des comédies policières de la période Bébel des années 80.
Avec ses qualités, ses défauts, mais le moment de détente reste toujours agréable.