Au départ j'ai trouvé l'idée sympathique, après j'ai attendu que ça décolle un peu, et au bout de 24 minutes de supplice d'un chiantisme crasse, j'ai laissé tomber en me disant que ça ne décollerait pas et que tout le film allait vraiment être lent comme ça jusqu'au bout. Et à 52 mn j'ai cru hurler d'ennui, quand le mot "possédé" est enfin sorti !
Bien entendu, je déteste l'effet " paranormal activity" c''est insipide, on y voit rien et ça n'apporte pas grand chose. C'est anti immersif...
Au niveau de l'histoire, de toute manière, on ne voit pas où ils veulent en venir. Si le but du jeu était de récolter des références obscures sur les expériences gouvernementales concernant le paranormal des 50's à nos jours, encore aurait-il fallu ne pas se contenter de parler de la plus célèbre télékinésiste russe (qui elle était entrainée à tuer des gens, ça on oublie de le dire) mais aussi s’intéresser aux autres projets français et américains portant sur le contrôle mental par exemple ; notamment MK Ultra et ses petits camarades (exercice très réussi par "Les chèvres du pentagone" au passage). Là en effet on aurait dit : ok cette œuvre de fiction prend le partie de dénoncer des pratiques immondes au nom de la sécurité nationale alors que les gouvernements décrédibilisent ce genre d’événements à titre officiel. Il y aurait eu un message. La ça ne va nulle part, c’est manichéen, insipide et presque mignon d'innocence.
Il n'est ni intéressant pour ceux qui ont déjà la culture, ni prenant pour les amateurs du genre, ni rythmé, ni immersif, ni effrayant... On note à l'usage excessif de la technique dite du "monte le son Marcel, avec un hurlement les spectateurs vont sursauter", de même que celle du "switch de caméra comme ça on économise les effets et on dira que c'est ça le suspens". Et au bout d'un moment on s’aperçoit qu'il n'y a pas d'autre histoire que celle qui nous est racontée de troisième main par les interviewés...
Pour les effets visuels, le parti pris documentaire marche bien mais comme toujours avec ce parti pris là, c'est chiant ! C'est long ! C'est lent ! Au secours ! A la limite il aurait fallu raconter une histoire plus prenante avec peut être la participation directe d'un protagoniste mais très franchement, le double reportage avec interviews contribue à couper un rythme qui a déjà du mal à se mettre en place. Les longueurs sur les scenes de torture de la pauvre femme s’éternise sans objectif autre que de montrer la méchante cruauté des agents du gouvernement qui font leur expérience et finalement on se demande ce que ce film a voulu nous raconter, à part empiler des référence esotériquo-scientifico-litterraires... Un grand moment d'ennui, enfin ceci-dit il est toujours moins débile que paranormal activity, et moins pénible que REC2...