Il est sidérant que ce film, où Vadim déclara s'être le plus livré, déclenche des critiques aussi incendiaires -- et dans le sabir d'aujourd'hui, ni ponctuation, ni orthographe, ni langue de qualité.
D'accord ave les critiques sur un seul point : le titre. Il est sottement centré sur la sexualité, prise comme banalité.
Alors que, justement, le sujet du film est là découverte de la sexualité par une femme, du plaisir physique entraînant la liberté d'être au monde.
Ce sujet est toujours d'actualité : après la guerre, il était honteux ; mais aujourd'hui que les nouvelles générations n'aiment plus faire l'amour, il est urgent.
On critique aussi l'interprétation : au contraire, BB possède un aplomb frappant, qui contraste avec sa fameuse moue boudeuse. Elle s'affirme et domine le film.
Quant à Robert Hossein, après toute une filmographie dont " Toi le venin " où son caractère émergeait déjà, c'est pourtant presque un nouveau venu dans le cinéma en couleurs : et il s'en tire à merveille. Son côté affranchi s'y montre avec panache et se renouvellera dans l'excellent " Prêtres interdits ", film injustement méconnu malgré un classicisme certain, et dans ́e reste de son existence, au théâtre en particulier.
On gagne à revoir ces films qualifiés trop rapidement de " vieux films ", un cinéma. qui avait à dire contrairement à celui d'aujourd'hui.