Mervyn LeRoy n'est pas n'importe qui. Son seul tort est d'avoir excellé dans tous les genres cinématographiques et d'être impossible à ranger dans une case. Le mélodrame de guerre est cependant son domaine de prédilection, avec son chef d'oeuvre : La valse dans l'ombre. Le retour n'est pas loin de le valoir. Lui manque un montage plus serré et, aussi paradoxal que cela puisse paraître, un peu moins de pudeur. On sort les mouchoirs quand même, pour cette histoire d'un chirurgien égoïste que les combats vont changer de fond en comble. Gable est impeccable, comme d'habitude, et la surprise vient de Lana Turner, déglamourisée, au naturel, prodigieuse en infirmière qui perd pied peu à peu. Superbes (le film et Lana).