On laisse volontier la froidure de L'Empire contre-attaque pour aller faire une virée revigorante du côté du Muppet Show de Tatooine, avant d'embarquer en partance pour la planète des Bisounours. Tout cela s'en oublier, entretemps, d'aller rosser le sinistre empire démoniaque du mal.
Programme chargé pour Luke, le fraîchement déshiberné Han et leur équipe de choc. Si bien que l'on ne voit pas le temps passé, jusqu'à la meilleure et la plus excitante bataille spatiale de toute la saga (on constate que les effets spéciaux ont bien progressé depuis Un nouvel espoir). Le duel final entre les Skywalker est aussi un grand moment d'anthologie, tant l'émotion y culmine (le thème épique de John Williams, qui accompagne cette scène intense, me donne toujours un méchant frisson).
Après j'ai quand même deux ou trois reproches à faire. Il y a beaucoup trop de créatures et pas assez d'humains à la fête de Jabba (désolé, c'est mon côté réac), puis le hutt aurait pu faire un peu pole-danser Leia au lieu de s'en servir comme simple ornementation (et comme il fait une chaleur torride sur ce caillou, un string laser aurait été plus indiqué). Ensuite, même si je les aime bien, je trouve le concept des ewoks un peu trop enfantin. Et pour finir, George Lucas aurait pu ajouter Qui Gon Jinn aux côtés des autres sages Jedi (surtout que c'est le premier a avoir réussi cette ascension).
Avec Le Retour du Jedi, la trilogie originelle se termine en beauté, magie et fracas. Merci George d'avoir créer cette histoire incroyable qui m'a fait rêver durant toute mon enfance et qui stimule encore aujourd'hui mon imagination grâce aux suites, hélas décevantes (on ne peut pas tout avoir hein), de Disney.