8
le 12 janv. 2016
SuivreDrame horrifique
Bergman s'est toujours intéressé à l'architecture télévisuelle. Le cadre de Riten est particulièrement bien pensé pour la télévision, tant bien que le metteur en scène restitue des plans parfaitement...
Ce n'est pas le film le plus accessible de Bergman, loin s'en faut, mais il contient en à peine plus d'une heure toutes les préoccupations, ou plutôt les obsessions (ici particulièrement mortifères) du réalisateur suédois. La vie, la mort, le sexe, l’incommunicabilité, la haine de soi ou des autres, l'absence de Dieu, la place ambiguë de l'artiste dans la société, des thèmes hautement intellectuels et métaphysiques auxquels se mêlent des réflexions plus prosaïques (voire franchement triviales s'agissant de sexualité) sur la vie quotidienne d'une troupe de théâtre, la paternité, la fiscalité ou les problèmes de transpiration d'un fonctionnaire, bref une multitude de sujets abordés en neuf tableaux à travers quatre personnages, un juge, deux comédiens et une comédienne. Conçu à l'origine pour la télévision, Le rite est constitué presque uniquement de gros plans sur des visages, dans des décors minimalistes à peine suggérés par quelques meubles devant un rideau de fond. Une austérité qui contraste avec le désordre mental des personnages: on est fasciné par le jeu des acteurs (à commencer par Ingrid Thulin qui écope d'un rôle particulièrement humiliant), ce va-et-vient permanent entre froideur et exaltation, hystérie et dépression au long d'échanges verbaux frénétiques qui ne sont en fait que des monologues, chacun(e) restant muré dans un narcissisme ou une rigidité mentale qui excluent toute bonté de coeur.
Créée
le 8 sept. 2021
Critique lue 79 fois
8
le 12 janv. 2016
SuivreBergman s'est toujours intéressé à l'architecture télévisuelle. Le cadre de Riten est particulièrement bien pensé pour la télévision, tant bien que le metteur en scène restitue des plans parfaitement...
6
le 28 sept. 2014
SuivreQuatre personnages (si on excepte l'apparition silencieuse d'un pasteur joué par Bergman lui-même !!!), quatre belles interprétations par des habitués du cinéaste, dont celle du très charismatique...
7
le 5 déc. 2021
SuivreUn tout petit Bergman dans la durée (72 minutes au compteur) mais grand dans l'ambition malgré le fait qu'il fut initialement tourné pour la télévision. D'ailleurs, il est aisément facile de...
4
le 10 sept. 2020
SuivreL’idée était bonne de faire un film sur le destin très romanesque d’Artemisia Gentileschi, l’une des premières femmes peintres dont l’œuvre rencontra un grand succès à son époque puis traversa ...
7
le 31 août 2020
SuivreRédacteur en chef d’un journal populaire à la déontologie plus que douteuse, Chapman se retrouve fortuitement en face de sa femme, qu’il avait abandonnée vingt ans plus tôt en se faisant passer pour...
8
le 28 août 2020
SuivreA mi-chemin entre Rocco et ses frères pour la tragédie et La classe ouvrière va au paradis pour la satire, ce film tout en finesse figure parmi les plus belles réussites de Luigi Comencini qui prouve...