Un jeune camelot fauché est pris en charge par un confrère expérimenté et généreux.
Le duo Robert Lamoureux-Yves Deniaud fonctionne tout de suite très bien. Sympathiques, complémentaires, sur le mode novice et ancien, diplômé et populo, les deux personnages se fondent dans un quartier prolo pas forcément réaliste mais pittoresque et dans un esprit de comédie aimable et positif. Yves Deniaud, à travers son emploi de bonimenteur parigot, volerait presque la vedette à Robert Lamoureux, lequel n'en fait pas trop, par opposition à certains de ses rôles de zozo. Ils sont entourés par une confrérie bon enfant de camelots et par des seconds rôles typés (un mauvais garçon, une comédienne vaniteuse...). Les dialogues sont plutôt de qualité, ce qui éloigne les personnages de la niaiserie ou de la bouffonnerie -qui sont souvent le lot des comédies de Berthomieu.
Dommage que le réalisateur balance la dernière partie du film, qui se révèle en définitive une "success story" à la mode franchouillarde. Quelques facilités scénaristiques et une conclusion pour le coup assez lourdingue ramènent les personnages à une forme de légèreté assez sotte.