Ce qui est bien dans ce film, ce sont d'abord les personnages, assez excessif, que ce soit dans leur apparence, leurs voix, leurs personnalités (d'ailleurs je l'ai vu en version sous-titrée, mais j'ai entendu quelques passages en VF en faisant les réglages et ça avait l'air assez épique...).
Bon, si on est dépourvus de pouvoirs de mémorisation au-dessus de la moyenne, il est difficile de retenir les prénoms, étant donné que les personnages, pour beaucoup, sortent de nulle part ans jamais être présentés, ont plusieurs apparences, changent de corps... Malgré tout, ce n'est pas gênant parce que c'est suffisamment bien fait pour que l'on ait tout de même envie de suivre, et on arrive à raccrocher même lorsque l'on a raté un ou deux épisodes.
Aussi tordue que soit l'histoire (qui n'est pas si compliquée, mais la confusion entre les personnages et leurs intentions n'aide pas à la rendre claire), on s'intéresse, on a envie de savoir ce qu'il va se passer, leur arriver.
Elle a aussi le mérite de ne pas être attendue : bien sûre, il n'y a pas trop de suspens, pas de retournement, et à aucun moment on n'est spécialement surpris, mais on ne devine pas au bout de 10 minutes comment tout ça va se finir (avoir une histoire incompréhensible au début, ça aide, évidemment...).
Et puis c'est drôle, on joue pas mal sur le comique de situation, de répétition; le héros aussi a un personnage fait pour prêter à sourire. Les effets spéciaux sont un peu vieillots, presque kitsch, mais ils vont bien avec l'histoire, qui assume de ne pas être spécialement crédible ni réaliste.
Alors l'histoire est en deux volets, qui se suivent bien, peuvent difficilement être vus séparément, même si le premier a l'intelligence de ne pas s'achever sur un climax. En fait, on pourrait s'arrêter là, mais ce serait tout de même dommage. Le deuxième reprends quelques passages, quelques rappels, mais qui ne servent pas à grand chose, d'autant qu'on n'a de toutes façons jamais réussi à retenir qui était qui, alors pour faire correspondre les personnages du premier avec le deuxième, c'est peine perdue. Enfin, on comprend l'essentiel, et c'est assez prenant.