Le scénario ne cherche pas la complexité — il est même volontiers simpliste, avec son lot de raccourcis narratifs et de rebondissements tirés par les cheveux pour faire avancer l’intrigue à marche forcée. Mais cette simplicité a le mérite de l’efficacité : le film ne s’égare jamais et tient sa ligne du début à la fin. Val Kilmer, dans la peau de Simon Templar, porte le film avec une aisance certaine, notamment à travers une galerie de déguisements vraiment soignés et bien pensés qui rappellent l’espièglerie du personnage d’origine. À ses côtés, Elisabeth Shue apporte une présence lumineuse et une alchimie crédible, la romance venant s’imbriquer naturellement dans l’action sans jamais la ralentir.
C’est un film d’action classique dans le meilleur sens du terme : un acteur charismatique en tête d’affiche, une intrigue qui ne s’embarrasse pas de sophistication inutile, et un divertissement qui remplit son contrat. Rien de transcendant, mais une valeur sûre pour retrouver le charme un peu suranné du cinéma d’action des nineties — et un bel hommage, à sa manière, à feu Val Kilmer.