Sam,un ado,vit à Granite City,une ville américaine en déshérence.Son idole est Samaritan,un super héros mort il y a longtemps,et il est persuadé de le reconnaître en la personne de Joe Smith,un vieil éboueur qui habite dans l'immeuble faisant face au sien.Sylvester Stallone dévale une pente bien savonneuse,et ce n'est pas cette lamentable purge qui va inverser le mouvement.Il est donc tête d'affiche et coproducteur via sa firme Balboa Productions,associée pour l'occasion à la MGM,de cet étrange étron diffusé sur Prime Video.Du film de plateforme lambda,dont la réalisation a été confiée à Julius Avery,un Australien méconnu qui signe ici le troisième de ses quatre longs-métrages.La plupart des techniciens et des acteurs sont des anonymes sortis d'on ne sait quelle matrice vérolée,on est sur du ciné à l'économie vendu sur le seul nom d'un Sly en plein potage.Comme d'hab,l'entame fait plus ou moins illusion avec cette ambiance délétère style DC tendance Batman,la ville de Granite ressemblant pas mal à Gotham City.Un patelin dégueu et délabré où le soleil ne se montre jamais,même de jour,des SDF dans tous les coins pour signifier une misère endémique,et une criminalité omniprésente qui fait la loi vu que les rares flics qui apparaissent sont des ripoux.Une cité occidentale d'aujourd'hui en somme.La seule lueur d'espoir pour Sam est du coup l'éventuel retour du Samaritain,le héros pur et dur peut-être pas aussi décédé qu'on le croit.Alors Samaritan c'est le gros doss.Lui et son frère jumeau Nemesis étaient des enfants d'une force surhumaine,ce qui a effrayé les habitants de la ville qui les considéraient comme des monstres.C'était un peu les X-Men,quoi.D'ailleurs,comme Xavier et Magneto,Samar et Nemesis se sont divisés sur la question du traitement des humains ordinaires.Le premier,très gentil,voulait les aider,le second,très méchant,préférait les détruire.Fatalement les deux frères ont fini par s'affronter et disparaître dans une gerbe d'explosifs.Ou pas.Pour être franc,"Le Samaritain" est une déplorable série B défaillante à tout point de vue.Absence de rythme,effets spéciaux de fête foraine,scènes d'action à la godille,dialogues débiles,scénario stupide et sans intérêt couronné par un twist qu'on voyait venir depuis une heure,narration insensée,rien que du bonheur.Mais le pire ce n'est pas ça,non,c'est le fait que l'histoire est axée sur ce gamin complètement con.Car n'allez pas croire que le commandant Sylvestre est le roi du show,que nenni,que nenni!Si vous voulez assister aux aventures pitoyables d'un niard demeuré aussi collant qu'une merde sèche,vous êtes à la bonne adresse.On se demande tout du long comment Sly fait pour ne pas lui éclater la gueule à coups de rangers,et on est provisoirement soulagé quand les méchants lui pètent le bras à coups de marteau.Hélas ça ne va pas l'affecter beaucoup,et il va rapidement refaire surface pour taper sur les vilains comme si de rien n'était.En plus l'acteur qui l'incarne,un certain Javon Walton,a une gueule de raie et joue comme un manche.Il parait que c'est un champion de boxe catégorie jeunes,c'est sans doute pour ça qu'on lui fait régulièrement balancer des pains aux affreux.Stallone est en service minimum,et ses mimiques pour montrer son mécontentement sont risibles.Le Danois Pilou Asbaek est en revanche très bien en chef de gang musclé et déterminé,alors que Sophia Tatum est convaincante dans le rôle de sa petite amie déjantée.Il y a aussi tout un panel de gueules à faire peur tout-à-fait crédibles,la meilleure du lot étant celle de l'incontournable Moisés Arias,le plus vicelard de la bande,un nain contrefait qui s'était brillamment signalé à l'attention générale dans "Beethoven:Une star est née!","La stratégie Ender" ou la fameuse série télé "Hannah Montana" avec Miley Cyrus,qui l'avait révélé,ainsi que dans le film qui en avait été tiré.