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250 critiques
Un sacré flop !
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le 4 mars 2026
Ce qui va définir cette production c'est le manque et le trop, le manque singulier d'identité dans un film qui se contente de recycler tout ce que le cinéma fantastique moderne grand public semble avoir à offrir et le trop d'effet d'effet tape à l'œil et de musique assourdissante. Tout débute par une mise à mort en prologue, levant toute forme de mystère au profit d'une séquence censée happer un public qui ne pourrait supporter quelques dizaines de minutes de mise en place avant de pénétrer pleinement la nature paranormale du film.
Le film est étrange, tout en ayant une patine résolument moderne, lumière terne un brin désincarnée, avant de forcer divers filtres à prédominance rouge pour illustrer la montée du danger, le cœur de sa narration paraît dater jusqu'au carbone 14. L'arrivée de la nouvelle élève, la confrontation avec les harceleurs du lycée, l'amourette naissante, l'ami un brin grande gueule, mais geek jusqu'au fondement, le prof et l'artefact, à la gremlins, la petite fête dans la villa de la bourgeoise, la fête foraine, etc tant de passages obligés que l'on a le sentiment de voir un corps ramené à la vie par ce bon vieux docteur Frankenstein.
En empruntant au film La Main, artefact mystérieux et face à face avec la mort, à Destination Finale et son concept d'une mort pour une mort, un climax à L'Experience Interdite le film ne doit qu'à son rythme effréné de ne pas nous faire sombrer dans u état de mort cérébrale. Jamais Corin Hardy ne va utiliser son cadre, celui d'une petite ville sans espoir où les usines d'aciéries au loin sont le seul avenir d'une jeunesse désœuvrée, le pasteur/dealer n'existe pas, ou, sinon pour servir de mort envisageable dans une scène, où la morale sera sauve, il n'y a rien de pire qu'un film jouant avec les limites de l'immoral, mais dont l'agenda est de ne surtout jamais y tomber.
Un trauma originel qui ne sera là que pour vous rappeler que se droguer c'est mal, par contre, souffler dans la seconde dans le cul d'une statuette maya, ça, ça passe. Les mises à mort tout autant graphiques qu'elles peuvent être, sont en permanence mise à mal par une musique tonitruante, l'horreur ne devrait pas oublier l'importance du silence et le ralentissement du temps par le travail de son montage. Ici, à chaque instant, le seul concept qui semble avoir mené le film c'est, accélère.
La mise en scène, si elle tente beaucoup, se vautre par l'absence de sens. On y travaille le cadre de ses plans larges, parfois quelques flares persistants, on y fait quelques plans de grues, top shots, mais le tout ne paraissant jamais vouloir raconter, ou susciter une émotion particulière. Les effets de style s'enchainant sans cesse, finissant par être contre-productif avec la terreur que l'on devrait ressentir. Malgré tout, le plan dans le petit tunnel fait de lamelle de bois où la lumière donne un sentiment stroboscopique, le champ contrechamp d'une discussion se faisant par le biais d'un petit miroir et quelques autres son en soi réussi, mais le tout est trop marketé pour être un produit de consommation rapide le destinant à finir dans les limbes de nos mémoires, une image rémanente que l'on ne pourra distinguer de centaines d'autres.
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Créée
le 3 mai 2026
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