Encore une fois, ma soif éternelle de spaghettis l'a emporté et je me suis retrouvé subitement devant un wertern signé Corbucci, "featuring" notre Johnny national, Cocorico. Il faut croire que l'ami Sergio aime bien les français dans les premiers rôles quasi muets. Oui, Johnny ne l'ouvre pas beaucoup pendant le film. Et c'est surprenant, son personnage de cow-boy lui sied plutôt bien, en tout cas on y croit.

Bon, niveau scénario, ce n'est pas si original, c'est un revenge-movie du type "La Mort était au rendez-vous" ou "Grand Duel", en moins bien. Pour faire court, Johnny retourne dans le village où son frère a été exécuté, accusé d'avoir soi-disant cambriolé une banque et caché les dollars. Sauf que voilà, il semblerait qu'il ait été victime d'un coup monté, et notre héros va mettre au clair toute cette histoire afin de pouvoir :
.
1) Retrouver les dollars disparus.
2) Casser la tronche des types qui ont monté ce coup.
3) En mettre plein la vue à la justice qui a fait exécuter son frangin.
4) En mettre plein la vue aux gens qui le provoquent un peu.
5) En mettre plein la vue à toi, public.

Donc on ne s'ennuie pas trop, même si l'histoire et les péripéties n'ont rien d'exceptionnel. En fait c'est même parfois assez mou, mais c'est parsemé de scènes assez plaisantes, voir très plaisantes ; avec une petite touche de badass/jouissif à outrance. Bon, il y a aussi un moment où l'on observe toute la population du village entièrement nue dans la boue sur la place centrale, mais à défaut d'être gênant ça m'a doucement fait rigoler.

Niveau technique, la pellicule est assez sale, heureusement que Corbucci n'est pas un boucher de la caméra et qu'il compense les lacunes matérielles avec des cadrages propres et originaux. Ouf! Sinon vous l'aurez peut-être compris, ce n'est pas le western à regarder quand on commence les spaghettis, ni même quand on s'intéresse à la filmo de Corbucci qui comporte quelques pépites de qualité supérieure. Mais ça reste un bon divertissement et, si vous avez toujours rêvé de voir un Johnny sans lunettes et grimé en cow-boy, vous saurez quoi faire!

Créée

le 16 mai 2014

Critique lue 619 fois

KoalaLeNicolas

Écrit par

Critique lue 619 fois

2

D'autres avis sur Le Spécialiste

Le Spécialiste

Le Spécialiste

6

Boubakar

le 22 avr. 2021

Suivre

Mais où va Johnny ?

Avec la chanson, le cinéma était l'autre grande passion de notre Johnny national, mais dont les premiers rôles étaient plus des extensions de sa carrière musicale. Avec Le spécialiste, qu'il a voulu...

Le Spécialiste

Le Spécialiste

6

AMCHI

le 22 sept. 2017

Suivre

Clint Hallyday

Un western-spaghetti honorable qui se laisse regarder avec plaisir mais Corbucci peut faire mieux car on est loin de la réussite d'un Django par exemple mais par contre Le Spécialiste est mieux...

Le Spécialiste

Le Spécialiste

5

candygirl_

le 16 juin 2023

Suivre
Dernière modification

le 22 nov. 2024

Johnny s'en va-t-en guerre

8ème western de Sergio Corbucci, Le Spécialiste est une coproduction franco-italo-allemande, réalisée en 1969. Elle narre l'histoire d'un mystérieux homme solitaire, sorte de légende de la gâchette...

Du même critique

Barberousse

Barberousse

10

KoalaLeNicolas

le 27 mai 2013

Suivre
Dernière modification

le 27 mai 2013

Ceci est la preuve scientifique que Barberousse vaut 10/10

Je vais ici vous prouver scientifiquement que Barberousse vaut 10/10. C'est le résultat d'une étude scientifique, c'est donc irréfutable. Soient H1, H2 H3 et H4 les quatre hypothèses que nous...

Brazil

Brazil

10

KoalaLeNicolas

le 11 août 2013

Suivre
Dernière modification

le 11 août 2013

Vlan! Vlan! (Bruit d'un claque cinématomachin)

Du papier. Brazil, c'est avant tout un moment de franche rigolade. Terry Gilliam nous met à disposition une panoplie de gags en pagailles, si bien qu'on ne sait plus où mettre la tête. Des moments...

Gravity

Gravity

8

KoalaLeNicolas

le 29 oct. 2013

Suivre
Dernière modification

le 29 oct. 2013

Interview de ...

Avant de commencer, que l'on mette les choses bien au clair : si je ne suis pas réellement schizophrène, j'en aurai peut-être l'air par la suite, puisque je vais m’interviewer moi-même. Ce n'est...