Ben c'était sympa. Ca commence comme une fable plutôt bien pensée (bien qu'un peu naïve) sur le racisme et la discrimination pour devenir une réflexion sur la création (tant dans la difficulté de celle-ci que sur le côté quasi-divin qu'elle octroie) et même l'intertextualité via le passage d'un tableau à un autre.
Esthétiquement, vu le sujet, ça se doit d'être joli, et même si on perd parfois de la texture des personnages peints, ça reste séduisant, et on sent autant l'influence de Paul Grimault (il y a une vibe Le Roi et l'Oiseau dans la première partie du film) que celle de grand noms de la peinture (Chagall, Matisse, tout ça, tout ça)
Bref, il y a des trucs qui ne marchent pas, des trous de cohérence (c'est qui/quoi cette faucheuse qui poursuit sans raison les personnages?), mais c'est mignon, et si ça peut intéresser des mômes à la peinture...