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Le problème de ce film est que tout y est évident. Chris O’Donell, adolescent pauvre et introverti, peine à trouver sa place dans une école à l’élitisme malsain remplie d’arrogants "fils de". On surfe sur la vague du "Cercle des poètes disparus", sorti trois ans plus tôt. Il a besoin d’argent afin de rentrer chez lui pour les vacances et trouve un poste d’aide à domicile pour Al Pacino et son rôle à Oscar. Son personnage est aveugle alors, en grand acteur qu’il est, Al a appris à jouer comme s’il était aveugle. Son personnage est triste aussi, alors il boit beaucoup d’alcool et devient vite incontrôlable et violent. On ne sait ni comment il a perdu la vue, ni pourquoi il est aussi agressif avec ce jeune homme timide qui ne demande qu’à lui rendre service.
Les fondations de l’histoire et les personnages sont posées. Maintenant, place à l’anticipation. Un homme aigri qui apprendra à aimer de nouveau la vie au travers d’un jeune adolescent sensible qui, lui, apprendra à devenir un homme sur les conseils de son employeur aussi inquiétant que fascinant.
Oui, Al Pacino est bon, mais ce n’est pas un vieil homme aveugle et malheureux que l’on voit, c’est Al Pacino qui joue un vieil homme aveugle et malheureux. Ce n’est pas mauvais, il y a des scènes intéressantes, mais le film manque cruellement d’originalité et de prise de risque. Tout y est prévisible, flagrant, manifeste. Et par voie de conséquence, un peu soporifique.
Al Pacino a bien reçu son Oscar, merci pour lui.
Créée
le 30 août 2015
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