Le climat breton pour apprendre aux "poules à boches" à séparer le bon grain de l'ivraie...
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Trois bonnes raisons de voir ce film :
- L'occasion de voir le tandem Vincent Lacoste (dont la diction toutefois est toujours aussi détestable) et Anaïs Demoustier, limpide...
- Le courage de réaliser un film sur fond historique (la vengeance des collaborations avec l'envahisseur nazi lors de la seconde guerre mondîale) et perpétuer la lâcheté de certains envers l'envahisseur.
- L'audace des sujets traités, même si elle ne se traduit dans son développement qu'avec une imagerie très chaste (type cinéma américain des sixties avec gros plan sur la table de chevet)
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C'est le cinquième et dernier film, de 2010 à 2023, réalisé par la française Katell Quillévéré née à Abidjan (1980/----), qui est aussi scénariste et chef-costumière.
Elle est co-inspiratrice du festival de Brive dévolu aux moyens métrages.
Elle scénarise ce film avec Gilles Taurand. Une toute petite partie est autobiographique par rapport à ses aïeux...
L'intro nous montre des séquences de films documentaires, au lendemain de la guerre 1939/45 où les boches ont été boutés hors de France, après avoir rêvé de convertir le monde au nazisme, et persécuté et tué les juifs...
Comme dans toutes les guerres, ceux qui ont pactisé ou aidé l'ennemi vont être la proie vengeresse des défenseurs de la patrie (enfin de ceux qui le disent car le vrai résistant lui, conservait l'anonymat prudemment)...
La réalisatrice nous fait grâce des images les plus atroces au profit de femelles ayant cédé à la collaboration horizontale, c'est à dire couché avec des boches...
Dans une séquence, on les voit dénudées plus ou moins, les cheveux tondus véhiculées sur une charrette où figure une pancarte "poules à boches". Bref l'humiliation publique pour celles qui s'en sortaient le mieux... Moteur :
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"On embraye en compatissant sur le sort d'Anaïs Demoustier (Madeleine) ayant ainsi été tondue, et devenue - motif de honte supplémentaire - fille-mère - ce qui était tout aussi mal vu ! Elle a fui son passé honteux, en recommençant une vie nouvelle et anonyme comme serveuse dans l'hôtel d'une plage bretonne (Dinard) ou elle rencontre un jeune étudiant riche qui s'intéresse à cette mère pourtant monoparentale... Ils se marient et émigrent à Châteauroux où Madeleine a été recrutée pour un emploi dans un dancing, ville dans laquelle une base militaire de GI assurait aux établissements de détente croissance et prospérité...
Son mari, un jour, reste passif alors que dans la chambre du couple et sous ses yeux, un GI devenu proche ami, commence à mettre en émoi les zones érogènes de sa femme... Soudain, il tente une approche pour constituer une séquence partouze à trois, et c'est alors que l'épouse se rendra compte qu'elle a épousé sans le savoir un bisexuel... Devenu professeur à la Sorbonne, son homosexualité va finir par lui jouer un mauvais tour !.. Quand à elle, elle va être le crâne rasé une seconde fois..."
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C'est bien tourné, c'est bien réalisé mais malgré ses séquences sulfureuses (encore que plus suggérées qu'exhibées), ce film n' a pas attiré en masse les spectateurs français lors de sa sortie en salles : 253 669 entrées dont 58 759 à Paris, représentant un retour sur investissement de 19 % ...
Les films historiques seraient-ils passés de mode comme les peplums, à moins que ce ne soit une guerre bien lointaine déjà ? Dommage !
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France 4 le 23.05.2026