Si je me fie à la scène du débarquement dans Between Heaven and Hell et à celles impliquant des drakkars dans son film The Vikings sortis deux ans plus tard, Richard Fleischer démontre beaucoup de doigté pour réaliser les séquences navales. J’ai à chaque fois été impressionné par la majestuosité des images. Le cinéaste se démarque également en ce qui a trait au tournage des séquences de combat. La direction du travail des artificiers ici est de main de maître. Les explosifs sont superbement coordonnés avec l’action qui se déroule à l’écran et cela est primordial si on veut que le spectateur demeure médusé et captivé. Les talents du réalisateur de Soleil vert sert ici à raconter l’histoire d’un type plutôt imbu de lui-même. Un beau jeune homme bien marié, argenté, possédant des usines de transformation de coton mais qui ne démontre aucun respect à ses employés au grand désespoir de sa femme. Il lui faudra un long séjour sur les champs de bataille pour comprendre que la solidarité face aux misères de la vie est importante. Pour incarner ce vilain repenti, on a fait confiance à Richard Wagner dont la carrière est sur sa lancée au début des années 50. Genre d’acteur qui vous laisse plutôt froid mais qui peut servir la production lorsque l’intérêt premier ne repose pas sur lui. Un acteur transcendant aurait pu entraîner Between Heaven and Hell vers le ciel hollywoodien alors que là on assiste à une histoire bien tournée mais rapidement oubliée.