Parce qu'ils ont raté leur correspondance, les troufions de Commercy La Guillaumette et Croquebol s'égarent à Bar-leDuc, à peine capable de trouver la "maison" des "barleduchesses". Rien que de très normal pour ces deux militaires pas futés, conformément au genre comique troupier, ancêtre des bidasseries des années 70 et 80.
La comédie est adaptée de Courteline et j'en attendais mieux. Les textes ne sont pas brillants. Bien oublié aujourd'hui, Bach est la vedette du film et Fernandel est son comparse et faire-valoir, présent mais plutôt effacé. C'est un rôle anodin pour Fernandel. Henry Wulschleger, réalisateur attitré de Bach, met en scène de façon décousue, tellement d'ailleurs que le récit semble lacunaire.
Le sujet et la balade meusienne des deux cavaliers sont faibles, jusqu'à l'insignifiance, parce que leur mésaventure ne prend aucun relief comique. Pas plus que la vie de caserne des conscrits, entre deux engueulades de sous-off, qui est commune et futile. Charpin tente bien d'imposer un personnage de capitaine atrabilaire au grand coeur, mais ses vociférations redondantes n'en font pas davantage un personnage original.