Si Errol Flynn n’est plus aussi bondissant, il est agréable de le retrouver embarqué dans une aventure plus terrienne que maritime, en dépit de son titre en français. Plaisante, l’aventure se suit avec un certain intérêt dans ce film de cape et d’épée à l’ancienne, même si la structure est clairement boiteuse, la faute à un scénario mal fichu et mal équilibré où on prend le temps de décrire des intrigues secondaires (notamment lors de l’exil du héros) et où expédie un final qui aurait mérité plus de souffle.
Le spectacle est donc très agréable avec des décors variés (les châteaux d’Ecosse et les mers de la Méditerranée) et quelques péripéties agitées (l’évasion, les duels à l’épée bien sûr). Le recours à une voix off souligne davantage encore la difficulté du réalisateur à rendre son récit limpide, et on avoue que, par moments, on est quelque peu perdu. A vouloir simplifier à outrance la grande et la petite histoire, William Keighley (dont on comprend ici la faible responsabilité dans la réalisation du chef d’œuvre Les Aventures de Robin des Bois qu’il a mis en scène avec Michaël Curtiz) passe certainement à côté d’un grand film d’aventure pour se contenter d’une riche série B qui, en moins d’une heure trente, divertit son public. On se contentera de ce résultat honnête, à défaut de plus.