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le 11 juin 2026
SuivreUn entre-deux raté !
Cette critique est celle d'un admirateur de Quentin Dupieux qui a apprécié chacun de ses longs-métrages depuis Réalité (même si j'en ai aimé certains qui sont antérieurs !), qui a défendu même ses...
Depuis les années 80, le cinéma n’a cessé d’intégrer de nouvelles technologies : images de synthèse, effets spéciaux numériques, motion capture… Pourtant, aucun cinéaste ne les avait utilisées de la manière dont Quentin Dupieux le fait ici. Avec une animation 3D volontairement moche, des dialogues plats et répétitifs et une histoire qui paraît presque bidon, il s’en sert pour questionner notre rapport aux technologies actuelles et à l’IA.
Le film soulève plusieurs questions :
les films du futur seront-ils entièrement générés par intelligence artificielle ? Jusqu’où la technologie finira-t-elle par envahir notre quotidien ?
Il y a également une réflexion sur l’identité à travers les personnages inspirés d’Alain Chabat et de Jonathan Cohen, qui ne sont finalement pas vraiment eux. Plus l’on avance dans le film plus on se demande si l’on regarde encore des acteurs ou simplement des pixels assemblés pour leur ressembler. Et le film va encore plus loin : si nous sommes capable de recréer numériquement l’apparence et la voix de quelqu’un alors rien n’empêche d’imaginer un cinéma où l’on pourrait faire jouer des acteurs sans leur accord, voire faire « revivre » des comédiens décédés à l’écran.
Comme souvent chez Dupieux, l’humour et le malaise font paire. Certaines scènes, comme l’accouchement totalement inattendu, sont à la fois hilarantes et profondément malaisantes.
Au final, il est difficile de dire si l’on a aimé ou non cette expérience. De plus dans un film "classique" où nos repères pour noter sont souvent les dialogues, la mise en scène, l’image.. ce film brise tout ces aspects ; c’est une approche si inédite qu’elle rend la notation trop compliquée. Là où certains ne verront que de la paresse ou du foutage de gueule, je préfère saluer l’audace de la démarche. Que l’on adhère ou non au résultat, il est difficile de nier l’originalité du concept. Et pour cela, je ne peux que m’incliner.
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