Après deux minutes quinze, on a déjà compris où ce film allait nous mener, comment il s'achèverait. En effet, le scénario est cousu de fil blanc : un jeune garçon, Stet, livré à lui-même est inscrit dans une prestigieuse école du Boychoir national alors qu'il n'en a pas du tout le profil même s'il possède une voix hors du commun. Bref, une espèce de Choristes à l'américaine, pas super original avec, selon moi, quelques incohérences dans l'écriture des personnages. Par exemple, on nous dépeint Stet comme un petit rebelle qui refuse l'autorité...
...mais qui s'intègre malgré tout assez vite dans un environnement nouveau et très élitiste en faisant le deuil de sa mère en deux temps, trois mouvements.
Cependant, malgré la banalité du scénario, certains personnages sont attachants et les chants de chorale sont de véritables moments de grâce. N'étant pas une spécialiste du genre, j'ai pourtant eu des frissons à plusieurs reprises tant les voix sont cristallines et pures.
Au niveau de l'interprétation, ça manque par moments de conviction et de professionnalisme dans le chef des jeunes comédiens mais la présence de Dustin Hoffman et Kathy Bates est plutôt rassurante. Un film dispensable, donc, mais pas déplaisant.