C'est dans la seconde partie du film, voire en son dénouement, que le sujet mis en scène par Jean Dréville prend toute sa signification.
Parce qu'il a réussi une brillante carrière d'avocat, maître Souval est l'idole d'un orphelinat dont il fut jadis un pensionnaire et où il trouve refuge aujourd'hui après qu'il a commis un meurtre mystérieux. Souval est-il cet homme digne d'admiration, ce modèle de vertu que s'en font les enfants?
Le sujet du film repose sur un thème à la fois très moral et plein de bon sens. C'est une apologie, en définitive pas si maladroite qu'elle en a l'air, de l'intégrité et de l'exemplarité à l'intention de la jeunesse, même si l'introduction du film est peu convaincante. Dréville joue, au début, de l'énigme attachée au personnage de Pierre Fresnay, à sa visite suspecte, suspens au demeurant de peu d'intérêt et vite éventé. Le cinéaste semble d'autre part s'appliquer à recréer l'univers et l'atmosphère des institutions pour enfants, peut-être influencé par "Les disparus de Saint-Agil" de Christian-Jaque, mais cet aspect reste secondaire.