La suite directe du cinquième opus, un peu plus respectueux du temps de présence du monstre dans son film, mais qui continue de ne pas faire vraiment mal, ou rire. On retiendra une attaque au bang (le narguilé en verre), et une utilisation visible du plastoc, car le leprechaun passe son temps à crever ou à perdre des bouts de corps, et revient inlassablement, ce qui devient vite redondant. Les acteurs jouent assez mal, le rythme n'y est pas, on voit la scène du toit où tout le monde passe par-dessus le parapet au moins une fois (c'est long, tellement long), qui revient vers la fin (on a l'impression que c'est la même scène, qu'on a reculé avec la télécommande), et on confond souvent les personnages car ils sont tous écrits de la même façon. On attend simplement que le leprechaun arrête de clamser toutes les dix minutes pour refaire à l'infini la scène-surprise du "en fait je ne suis pas mort !", on attend que les héros s'en sortent, périssent, mais fassent quelque chose, on attend le final qui est assez décevant (le leprechaun
explose
, fin). A part les premières minutes qui assument le ton comique du film (le leprechaun qui
vole le bang pour aller fumer dans le frigo, puis plante un gars avec son propre bang
),et une petite scène chez la coiffeuse qui est drôle (on ne verra plus la tondeuse de la même façon), le reste de ce pénible sixième opus pense que faire tomber/tirer dessus en boucle son monstre est suffisant pour contenir notre attention jusqu'au bout, expédiant le final en un gros pétard entouré de plastoc. Un ennui colossal passé l'ouverture plutôt sympa à base de gags "bangs, bangs".