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Le nom d’Alfred Hitchcock fait partie de ceux dont il n’est plus vraiment nécessaire de faire les présentations. Le maître du thriller a eu une carrière fort prolifique et longue, avec différentes phases assez notables. Après ses premières années dans le muet, le cinéaste suit la transition vers le cinéma parlant dans son pays de naissance, et Les 39 Marches est sans doute l’un de ses films les plus notables de la période.
Bien que dans ce que nous pourrions encore qualifier d’étant le début de sa carrière, Hitchcock a déjà mis en place certaines caractéristiques essentielles de son cinéma depuis un certain temps. Les premiers instants visent à nous concentrer sur les détails : des pieds, des mains, des silhouettes, les personnages se construisent sous nos yeux avant de laisser place à la foule et tout le bruit qu’elle génère. Et puis, le hasard. Le facteur qui va mener un homme sans histoires à devoir être mêlé à des intrigues d’espionnage qui le dépassent. Sa première réaction sera de ne pas prendre au sérieux les mises en garde, et cela fait quelque peu écho au ton du film, qui garde toujours un certain détachement vis-à-vis de la gravité dont peuvent faire preuve les événements.
Dans Les 39 Marches, tout est question de rythme et de dosage : jamais épargné par les coups du sort, Hannay livre une course effrénée où l’infortune est autant source de peur que de rires. Qualifier Les 39 Marches de comédie d’espionnage pourrait paraître exagéré, mais il est certain que le film d’Hitchcock ne manque pas de second degré. Pensé comme un long jeu du chat et de la souris, Les 39 Marches se présente comme une suite de petits épisodes qui viennent rythmer l’intrigue : un voyage en train, une cachette dans une ferme perdue en écosse, une confrontation avec un commissaire véreux… Hannay va de mésaventure en mésaventure, mais il parvient toujours à s’échapper et à s’approcher de son but final : s’innocenter.
Le parti ici pris aura donc ses avantages, tout comme il a ses inconvénients. Du bon côté, c’est la garantie pour le spectateur de vivre un moment divertissant, de voir Hannay se dépêtrer de toutes ces situations, et de se laisser emporter par le rythme soutenu du film. Du moins bon, c’est le regret de devoir concéder du terrain sur le développement de l’intrigue et de certains personnages. Tel le train, le film va de gare en gare, mais ne laisse que peu de temps et de visibilité au voyageur pour observer le lieu où il se situe. Il semble donc recommandé de se laisser emporter par cette aventure sans s’encombrer de trop d’informations.
La maîtrise d’Hitchcock et le flegme de Robert Donat, en tête, font le succès des 39 Marches, un film qui ne compte peut-être pas parmi les œuvres majeures du cinéaste britannique, mais qui compte tout de même parmi ceux qui ont su se constituer un public avec le temps. On concède volontiers les défauts ici relevés pour savourer un agréable moment de cinéma.
Créée
le 3 déc. 2025
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