Au début du XXᵉ siècle, une romancière populaire est aux prises avec des soupirants potentiels, la police, des monstres et autres réjouissances ...
Inspiré par plusieurs albums de bande-dessinées et tout particulièrement Adèle et la Bête (1976) et Momies en Folie (1978), l'histoire du film se déroule en 1912 à Paris, principalement, et en Égypte.
Luc Besson, qui a découvert et apprécié l'héroïne de Jacques Tardi pendant sa jeunesse a certainement des intentions louables et volontaires mais se plante finalement sur presque toute la ligne.
Il a d'abord cherché un autre réalisateur, et il est évident que certains auraient correspondu parfaitement, puis il a été rattrapé par son ego.
Résultat, si l'atmosphère est correctement rendue, tout le reste est un ratage manifeste.
- Une maitrise clairement discutable du style comédie, tous les traits d'humour ou presque tombant à plat.
- Une reconstitution un peu trop propre coté architecture, décors et costumes.
- Un monstre tout juste convenable.
- Un casting catastrophique, et en particulier concernant les deux rôles principaux : Louise Bourgoin à l’élocution trop rapide et pas toujours claire, Gilles Lellouche jamais crédible, les autres ne manquant pas non plus d’être eux aussi exagérément caricaturaux; les dialogues et expressions hors époque finissant de décrédibiliser l'ensemble.
Un bon point pour le choix de musique tout de même, choix juste tout le long ainsi qu'au générique.
On ne rentre donc finalement que difficilement dans cette histoire, et les (innocentes ...) ressemblances d’Adèle à Amélie Poulain ou Indiana Jones selon les situations n'y ajouteront guère.
Bien que fantastiques ou fictionnesques, Les Aventures d'Adèle Blanc-Sec ne sont en somme qu'à peine extraordinaires, faute à cette constante maladresse.
Le fond de la piscine ?