Film d'heroic fantasy sous stéroïdes qui tente de marcher dans les pas de Conan Le Barbare, cette bisserie est aussi un petit nanar bien amusant. Déjà parce que ce décalque du film matriciel de John Milius est un modèle dans le genre "La même chose en beaucoup moins bien" (Et pourtant je ne suis pas un fan acharné de Conan, trouvant que le film peine un peu à être aussi épique que ce qu'il prétend - et que ce que la BO monumentale de Poledouris évoque). Ensuite, parce qu'à ce scénario bateau s'ajoute un budget qui crie famine, au point que, si Ruggero Deodato parvient à donner un semblant d'ampleur à quelques décors en carton-pâte, on a un recyclage des 3 décors extérieurs, des effets spéciaux aux fraises avec, outre quelques effets sanglant gentillets, un loup-garou miteux et un dragon de fête foraine absolument sublime de nullité.

Et puis surtout, surtout, SURTOUT, il y a le casting. Je jete un voile pudique sur Richard Lynch et Michael Berryman qui, en bonnes trognes habitués du Bis, cabotinent gentiment avant d'encaisser leurs chèques, et je me concentre sur les deux gros morceaux, les barbares du titre, les frères Paul.

Jumeaux hypertrophiés par la musculation, au point qu'il semblent gênés dans leurs mouvements par ces boules de viandes qu'ils ont partout, les frangins jouent aux barbares comme le ferait des mômes de 9 ans venant de voir le film avec Schwarzy. Ils rigolent, font les idiots, poussent des cris de cochon, de chameaux, c'est un festival. Deodato dira plus tard avoir voulu donner une tournures plus légère et parodique à son film tant il ne parvenait à rien tirer de bons des jumeaux, et on le croit volontiers. Les frères Paul, c'est un peu les Bodganov du bodybuilding, sauf qu'ils ne prétendent pas être avoir gonflé leur intelligence en même temps que leurs biceps: Ils sont cons et ils assument, avec un plaisir communicatif.

Il n'est pas interdit de trouver ça nul, mais ça serait passer à côté d'une belle friandise nanarde.


Créée

le 25 févr. 2026

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