Les Beaux Gosses par Botwin
Plus le film avance, plus l'histoire s'enlise dans du très très banal.
L'histoire, donc, puisque le ton, lui, est assez novateur tout en étant beaucoup plus proche de la réalité que 90% des films ou des séries tournant autour des adolescents. De vrais thèmes sont abordés, et pas toujours les plus ragoûtants : les problèmes corporels liés à la puberté, les masturbations vicelardes seul ou en groupe, la violence gratuite entre les adolescents... Bref, on nous présente des collégiens plus vrais que nature. Là où le problème se pose, et je l'évoquais tout à l'heure, c'est au niveau de l'intrigue : il n'y en a pas. Du coup, avec cette succession de scènes un peu débiles, gentilles mais plates, on finit par se demander dans quelle direction on va.
Ce qui vient sauver le métrage : la superbe interprétation de Noémie Lvovovkvosksi dans le rôle de la mère faussement "cool" et perverse, et celle de Vincent Lacoste qui campe plutôt bien son rôle.
Ce n'est pas le casting secondaire (voici sans doute les pires profs de l'histoire du cinéma français) qui se démarquera. Ni la bande-son, quasi-inexistante. Ni la réalisation, un peu brouillonne. Non, c'est vraiment les têtes d'affiches qui tiennent le flambeau. Et puis le côté white trash bien contrôlé. Qui sonne pas complètement faux.