Si le nanar attire de nombreux cinéphiles, ce n’est franchement pas mon cas. Quand je trouve un film débile, le regarder est davantage une épreuve qu’une partie de rigolade. Y jeter un œil cinq minutes peut effectivement m’arracher un sourire mais prolonger l’expérience m’est franchement pénible. L’autre soir, je me suis pourtant laisser aller. Il n’y avait rien à se mettre sous la dent et mon magazine télé s’était aventuré à mettre deux étoiles aux Branchés de Saint-Tropez, soit autant que pour Les Compères diffusé la veille. En deux lignes, la critique soulignait que « c’était tellement bête que ça finissait par en devenir drôle ». Pourquoi pas… et l’occasion de juger sur pièce le cinéma du fameux Max Pécas.


Eh bien voilà la démonstration par l’exemple que les nanars, aussi cultes soient-ils, ne sont vraiment pas faits pour moi. Non, quand c’est tellement bête, ça ne finit pas par en devenir drôle pour moi. Quand c’est bête, c’est agaçant et, à force d’être agaçant, ça finit par en être insupportable. Entre les gags lourdingues (le mec trébuche dans l’eau, mdr), les dialogues creux et un scénario qui n’en est pas un, c’est franchement le désert sans le tartare. Quand j’étais gamin (entre 12 et 14 ans), je faisais avec mes copains des petits films sur caméscope. Sans prétention aucune, j’ai l’impression que ce nous faisions avec trois bouts de ficelle avait dix fois plus de sens. Ici, il n’y a rien, c’est le vide total. Acteurs pathétiques, situations absurdes, musiques exaspérantes, tout part en vrille.


Le seul intérêt qu’on peut y trouver, à condition de réussir à supporter tout ça, c’est le côté gentiment érotique de l’ensemble. Une paire de nichons ici, une paire de fesses là, puis une autre paire de nichons là-bas, puis une autre paire de fesses, puis encore une paire de nichons, puis des fesses : oh bon sang, y a en partout ! Tout ceci traduit une époque révolue, à savoir celle des années 80 où on pouvait montrer gratuitement une plastique rien que pour le plaisir de l’œil sans s’attirer les foudres de cinquante associations féministes. C’est pas bien malin, mais c’est pas bien méchant non plus, et hommes et femmes y trouvaient alors leurs comptes. En dehors de ce témoignage d’une époque, il n’y a rien à tirer d’un truc pareil. Mais comment mon magazine télé peut mettre deux étoiles à une telle ineptie, sérieux ?

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le 17 août 2022

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PIAS

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