A la tête d'un escadron de cavaliers, le colonel nordiste Marlowe se hasarde derrière les lignes ennemies pour des missions de sabotage.
Quelques escarmouches accompagnent cette avancée dangereuse, qui constituent les scènes d'action du western. A ce sujet, John Ford ne prend parti ni pour les Nordistes ni pour les Confédérés, honorant les deux camps d'un égal courage et d'une même conviction en leur cause et s'abstenant de la moindre considération politique.
Au long du cheminement de Marlowe et de ses hommes, le cinéaste développe l'antagonisme plus ou moins manifeste entre un médecin militaire que sa fonction porte à une certaine humanité ou compassion et le colonel, genre brute et même un brin hostile à la médecine. Ce supplément moral est plutôt conventionnel. A quoi s'ajoutent les incidents et incartades peu réalistes que provoque l'incontournable personnage féminin, une farouche sympathisante sudiste retenue prisonnière.
Dans ce western commun où l'on retrouve, malgré le fond dramatique, l'humour bon enfant de Ford, John Wayne compose une de ces figures fordiennes récurrentes sous les traits d'un officier balançant entre sévérité et paternalisme. Rien de nouveau.