« Les chaises musicales » fait partie de ces films qui ne se la racontent pas et ce n’est pas pour me déplaire. On suit Perrine –Isabelle Carré- dans un rôle d’animatrice presque musicienne, paumée et maladroite, qui fait accidentellement tomber un homme (Philippe Rebbot) dans le coma. Rien de vraiment réaliste (la fiction est claire et assumée avec un ton très décalé), et on se laisse d’autant plus prendre au jeu que tout s’enchaîne sans temps mort. Perrine est alors entraînée dans une spirale cocasse et infernale, où elle prend petit à petit la place de celui qu’elle va voir chaque jour à l’hôpital... Le film nous transporte entre rire et douceur, entre poésie et mélancolie. C’est fin, vraiment amusant, et surtout très humain. Je ne conseille pas ce film aux cyniques, à qui il n’est sans doute pas destiné d’ailleurs, mais à tous ceux qui ont gardé un cœur pur!