Comme nos voix... nous coeurs en joie... ont fait le choix... d'une romance... qui passait là

On sait Christophe Honoré très imprégné et inspiré par la nouvelle vague et notamment sa préférence pour l’univers de Jacques Demy dont les références le pousse à faire chanter Lola à Romain Duris dans « 17 fois Cécile Cassard » ou reprendre une scène chantée de déclaration d’amour à la manière du maître sur le film « Dans Paris ». « Les chansons d’amour », fait suite justement à « Dans Paris » qui en 2006 avait ébloui les cinéphiles par ses accents de légèreté et d’émotions simples.


Mais cette fois-ci Honoré va plus loin encore. Il transgresse l’univers clôt qui peut donner un côté un peu affecté et replace le récit au cœur de la ville, en cœur de vie. Sur la base d’une histoire simple, il compose une partition dont le badinage s’oppose à la gravité dans un exercice de style exquis rarement vu au cinéma, les dialogues cédant régulièrement la place à des chansons d’une remarquable efficacité, dont la moindre des qualité n’étant pas l’interprétation des acteurs.


A la lecture des ces mots, on pourrait se croire dans un film de Demy. Mais c’est plutôt du côté de Truffaut qu’il faut se tourner. Et plus spécifiquement sur la saga des Doisnel. Même fraîcheur, même arrière plan d’un coin de rue ou de gens inconnus, même poésie, même tendresse, même verve. Mais une partition même sublime reste morne sans des interprètes de talent. Et là nous sommes servis ! Louis Garrel au jeu aussi inspiré que celui de Jean Pierre Léaud est génial, Chiaria Mastroianni attendrissante, Ludivine Sagnier, Clotilde Helme adorables et le jeune Grégoire Leprince Ringuet incroyable.


« Les chansons d’amour » une oeuvre magique qui s’annonce d’ores et déjà comme l’un des films de 2007 si ce n’est pas celui de 2007.

Fritz_Langueur
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le 14 sept. 2014

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Fritz Langueur

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