Un jeune millionnaire e route pour le Maroc se lie avec des vacanciers. Sur place, une malédiction annonce leur mort prochaine à tour de rôle.
Evidemment, la prophétie semble devoir se réaliser. Julien Duvivier inscrit l'intrigue dans un Maroc authentique, populaire et traditionnel. Et cette façon documentaire semble l'intéresser davantage que son histoire, laquelle gagne en exotisme ce qu'elle perd en densité dramatique. Cela dit, cette représentation du Maroc, hors d'un quelconque contexte, reste un décor de carte postale.
Le sujet des cinq gentlemen maudits, dont trois sont fugitifs et insignifiants, tourne autour des personnages de René Lefèvre, le jeune homme riche, et de Robert le Vigan, en anglais avec l'accent. Harry Baur, lui, tient un second rôle anecdotique, en tant que témoin. Avec un peu de clairvoyance, on finit par deviner les dessous de l'ensorcellement. D'autant que Duvivier n'en fait pas, ou ne parvient pas à en faire une aventure à l'atmosphère irrationnelle ou mystique. De toute façon, le réalisateur, tout à son beau voyage marocain, met en scène de façon assez désinvolte, sans trop le souci de faire un film de suspense ou de type policier.