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Mélanger aussi le sang, la boue, le sperme, le pus, la fange et toutes les sécrétions de pourriture dans ce film radical sur la colonisation.
Aucun exotisme de carte postale du "bon vieux temps des colonies" ou d'épopée militaire glorieuse et esthetisée, mais plutôt une plongée viscérale dans la barbarie, la sauvagerie et la décomposition des corps.
Nicloux filme la guerre comme une pathologie, un espace de non-droit, une jungle animale dans laquelle la civilisation et l'humanité s'enfoncent et disparaissent.
Au cœur de ce chaos purulent, les soldats investissent, par excursion répétées, les terres et les corps de femmes forcées à vendre leur chair. Là où la célébration passéiste coloniale aurait pu imaginer une idylle salvatrice entre une prostituée et un soldat français bienfaiteur, Nicloux préfère filmer un malentendu tragique, sans aucun romantisme, une simple transaction de survie et d'échanges de fluides, au moment où la violence brute de la conquête coloniale et la violence animale des ébats ne sont plus que les deux versants d'une même agonie. Des corps entourés de cadavres qui ont pourtant si besoin d'être étreint mais ne s'enlacant jamais, s'entrechoquant dans une ultime convulsion nerveuse et vitale de survie. C'est tout le paradoxe bien montré par le film : plus les corps se rapprochent du néant, plus ils cherchent pourtant à s'incarner dans la chair de l'autre.
Tous ces sujets traités ci-dessous avec brio, j'ai néanmoins trouvé que les apparitions de Gérard Depardieu en écrivain-philosophe de garnison (autant dire que j'ai dû mal à le prendre au sérieux dans ce rôle) peinaient à s'incarner, là où le silence d'Ulliel était bien plus éloquent. Idem pour la quête de vengeance qui semble trop être un artifice de scénario alors que le vide et la brutalité aurait suffi à dire l'horreur.
Créée
le 3 avr. 2026
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